POUR MIEUX COMPRENDRE TOUTE LA SPLENDEUR DU «ROI ARTUR» BETERBIEV

                                                                 *Version longue et non censurée. 🙂

Photo Boxe Artur Beterbiev 2014 Guerrier ModerneOutre mes chroniques radio à Québec, mes commentaires sur ma page Facebook «Guerrier Moderne» et des petites analyses sur ce site web, il y a un temps que j’ai écrit un article de fond sur la boxe ou un boxeur en particulier. Après la victoire d’Adonis Stevenson contre Tony Bellew, je n’ai pas parlé de boxe. Au lieu, j’avais dénoncé le comportement des médias à son égard et entre autres le fait qu’on avait publié une photo de sa mère gravement malade (qui revenait de chimiothérapie si ma mémoire est juste) dans le journal alors que le clan de Stevenson avait spécifiquement demandé de ne pas le faire par respect pour elle. Tout ça était dans le cadre d’un article racontant son passé criminel. Ce que les médias avaient déjà fait état, incluant moi dans un texte « Adonis Stevenson : un passé excécrable ». Quelques jours après le combat d’Artur Beterbiev et Tavoris Cloud, j’avais écrit « Ce que Tavoris Cloud aurait dû faire » où je dénonçais l’utilisation qu’il a faite des médias pour passer un message à Jean Pascal l’accusant de manqué de professionnalisme et de respect aux fans, pour ensuite voir ce même Cloud briller par son absence lorsqu’il était le temps de rencontrer les médias et donner le crédit à Beterbiev pour sa victoire incroyable. J’en conviens que son moral devait être bas, mais c’est ça être un athlète professionnel.

Vous le savez, tant qu’à répéter des évidences qu’on peut lire partout, je préfère ne rien écrire jusqu’au moment où ma plume sera inspirée par un sujet particulier. Et c’est le cas présentement. En fait, depuis plusieurs semaines. J’ai médité pour faire redescendre l’excitation et l’euphorie des premiers jours. J’ai laissé mijoter mes pensées à feu moyen pour tenter comprendre ce dont j’avais été témoin le 27 septembre au centre Bell et de mettre en perspective le calibre du boxeur tchétchène qu’est Artur Beterbiev et saisir l’esprit qui habite ce combattant.

L’annonce de Cloud vs BeterbievArtur Beterbiev vs Tavoris Cloud LeGuerrierModerne.com

Avoir été dans les souliers de Tavoris Cloud lorsqu’on lui a annoncé qu’un boxeur de 6 combats était prêt à remplacer Jean Pascal, ancien champion du monde et encore de haut niveau, pour l’affronter ; je l’aurais probablement pris comme une insulte ou comme une stratégie désespérée de la part de GYM pour sauver le gala de boxe prévu. Je suis un ancien champion du monde, j’ai juste deux défaites aux mains des champions actuels, personne ne m’a envoyé au plancher de ma vie et ils veulent que j’affronte une recrue qui soi-disant frappe fort ? N’importe quand, aurais-je pensé moi aussi et avec raison. Excepté une poignée de gens, tout le monde ignorait les réelles capacités de Beterbiev, car nous ne l’avions pas vu contre des gros noms et il était logique de favoriser Cloud. L’expérience d’un combattant qui s’est frotté aux meilleurs au monde n’était pas à négliger dans l’équation de ce duel. À la faveur de Beterbiev, j’avais soulevé que sa force de frappe, dont nous avions tant entendu parlé, pouvait surprendre Cloud. Je n’avais surtout pas négligé ce que Russ Anber et Marc Ramsay disaient de Beterbiev et c’était à mon avis ce qui rendait possible un verdict improbable.

Cependant, comme disait mon instructeur de kung-fu de New York, Allan Che-Kong Lee : « La seule et unique façon de savoir si tu es un bon nageur, c’est de te jeter à l’eau, tout le reste en dehors de l’eau importe peu.» Les rangs professionnels peuvent parfois surprendre les nouveaux boxeurs. De plus, avec ses deux défaites de suite, le reste de la carrière de Cloud allait dépendre de ce combat, surtout s’il voulait qu’on le considère encore comme partie de l’élite de la catégorie. En gros, Cloud devait prendre ce combat au sérieux et faire statement avec une victoire convaincante pour espérer pouvoir toucher à nouveau des grosses bourses et rester une tête d’affiche. Sa crédibilité était en jeu. Dans les circonstances, je ne m’emballais pas outre mesure avec les discours habituels des promoteurs et des athlètes, je souhaitais seulement que Beterbiev fasse une bonne performance et qu’il puisse peut-être l’emporter par décision pour que ça lui ouvre les portes de la télévision américaine.

Le jour J, le moment de vérité.

Comme à mon habitude, je me présentais au centre Bell avec le souhait d’être témoin d’un moment inattendu, d’un revirement peu plausible, d’une superbe technique dont on se souviendra tous; d’un événement relativement historique. Comme je l’avais déjà vécu en voyant depuis «mon bureau», sur la galerie de presse, GSP tomber sur le dos après un coup de pied au visage de Carlos Condit ou bien lorsque Andrzej Fonfara a envoyé Superman Stevenson au tapis. C’est encore et toujours avec cet optimisme que je me dirigeais à l’entrée des médias en tâchant de ne pas penser à tous les no show auxquels j’ai pu assister, dont le fameux duel Pascal-Bute qui s’est avéré plus que décevant et loin de ce qu’on nous avait promis. C’est ça la réalité du sport. Le Superbowl a beau être la partie la plus anticipée de la saison, mais n’est pas toujours la meilleure joute de l’année. Alors, je n’avais aucune attente. Toutefois, pour une rare fois, j’allais être servi exactement ce qui nourrit ma passion de la couverture journalistique, des sports de combat. Et je l’ignorais complètement.

Après que presque tous les combats du gala se soient terminés comme je l’avais prédit à mon collègue de radio, Artur Beterbiev et Tavoris Cloud se lèvent au son de la cloche pour s’occuper de choses sérieuses ou comme je dis souvent ; le temps était venu de laisser parler le cœur avec ses poings. Pour continuer la métaphore, Cloud comprit rapidement que Beterbiev avait le cœur généreux et que ses jointures débordaient de rayons d’amour aveuglant. Oui, les choses étaient plus que sérieuses; irréelles. À quel point? Cloud est tombé 4 fois (au tapis) en moins de 4minutes de combat et il est resté couché à terre la dernière fois. Si l’esprit de Cloud avait pu twitter se qu’il ressentait pendant que l’arbitre lui faisait le compte de 10, on aurait pu lire : «Je ne peux pas subir ça pendant 1 round de plus. Il va me mettre en morceau. Il frappe trop fort.» Quand Cloud a abandonné et bien les quelques milliers de spectateurs présents ont entendu le Guerrier Moderne crier de joie. Dans un élan de passion, j’ai lancé ma bière sur le ring. Ce n’est pas vrai, je ne gaspille pas de la bière à 10$ le verre! Cependant, je capotais. J’étais sans mot.

Un étonnement sans qualificatif possible.

Pour vous aider à saisir à quel point j’étais en état de choc et bouche bée après la victoire de Beterbiev, je vais vous raconter quelques choses que je ne devrais pas du tout écrire publiquement si je désirais préserver une image politicly correct aux yeux de la masse, mais comme je suis une personne intense connue pour son authenticité, sa véracité et que c’est entre autres pour ça que vous appréciez me lire, alors je vais vous le dire. De toute façon, il y a longtemps que j’ai compris que peu importe ce que nous faisons ou exprimons, il y aura toujours des détracteurs puisque personne ne fait l’unanimité. Mieux vaut donc rester fidèle à soi-même. Alors, je vous partage cette petite tranche de vie «croustillante». Sans rentrer dans les détails, voici de quoi il s’agit.

Il y a quelques mois, un de mes homologues journalistes, que je croise à l’occasion, avait écrit sur les réseaux sociaux que «je devais me questionner sur l’intégrité de mon travail» en faisant allusion à une de mes productions populaire sur le web. En plus de 15ans de rédaction, c’était la première qu’on m’accusait indirectement d’avoir fait du travail bâcler et disons que c’était vraiment insultant. Surtout venant d’un individu avec si peu d’expérience en journalisme, qui n’a jamais été à l’emploi d’un média, qui n’a aucune formation dans le domaine et dont sa carrière se résume, selon toutes vraisemblances, à du bénévolat pour un site web. Cette personne, qui n’était pas du tout au courant des détails et des informations off the record, aurait facilement pu me contacter pour me poser des questions au lieu de dénigrer mon travail et ma crédibilité.

Vous aussi, vous vous sentiriez probablement atteint et contrarié si un de vos collègues, une recrue de surcroît, dénigrait à tort votre professionnalisme devant tous vos collègues et clients. Malgré ma bonne alimentation, je ne l’avais pas digéré et je trouvais que ça manquait royalement de respect. Non seulement j’ai prouvé le bien-fondé et la justesse de mon reportage journalistique, mais j’avais pris une décision bien mûrie. La prochaine fois que je le verrai, peu importe les circonstances, en public ou pas, j’allais l’apostropher… puis le gifler. C’était décidé. Oui. Pour vrai. J’ai bien dit une gifle. Pas un coup de poing déguisé la main ouverte. Une gifle franche, précédée de : « T’es qui toi pour juger mon intégrité journalistique ? » La question était pertinente et je trouvais que la gifle était encore d’usage en 2014, défendable dans les circonstances, et faisant partie des limites acceptables d’un comportement de gentleman qui doit régler une situation sur le plancher des vaches. Vous riez sûrement à lire ses lignes et vous avez bien raison! Reste que je suis très sérieux. C’est ce que j’avais prévu faire et ferais. Tous le gens qui me connaissent depuis le secondaire, au Séminaire St-François, et mes professeurs de l’université Laval savent très bien que je suis amplement capable de le faire, même que c’est du déjà vu et que je suis en mesure de gérer la situation pacifiquement si mon introduction à la joute verbale se détériorait ou était mal interprétée. Bref, c’était selon moi une affirmation erronée et injustifiée, j’étais outré et j’avais bien réfléchi à la chose pour régler cet affront. Je n’attendais que la première opportunité pour passer à l’action.

Dans les secondes et minutes qui ont suivi le K.O. de Beterbiev, mon cerveau vivait un rush intense qui doit sûrement s’apparenter à ce que vit une personne qui fume sa première dose de crack et qui devient accro tellement c’est d’une puissance déroutante. Un moment d’extase indescriptible. Mes neurones ne se connectaient plus puisque tout ce que je pouvais prononcer c’était : WOW! Ma capacité à cogiter était réduit temporairement à néant. J’oublie 2-3 choses sur la galerie de presse (8e étage du centre Bell) et je descends rapidement pour me rendre à la salle de conférence de presse.

Et bien. Devinez qui je vois au loin dans le couloir qui marche en ma direction ? Mon bon collègue avec qui je veux partager quelques choses depuis longtemps. Oui, il est enfin devant moi et j’en suis très heureux. Je le fixe des yeux. J’avance vers lui, je me dis, c’est là que ça se passe. Puis, pendant 3 secondes, je prends conscience que suis quasi incapable de parler et que je suis tellement sur les endorphines et l’adrénaline que je ne pourrais pas mesurer adéquatement la force de ladite gifle et que je risque de l’ébranler sérieusement. Fébrile, mes sens altérés, j’avorte dans ma tête le projet de la gifle (pour le remettre à une occasion plus propice me dis-je), mais je continue quand même d’avancer vers lui à un rythme qui s’accélère, comme un homme en mission. Quand il m’identifie, sa stature perd légèrement de tonus et a tendance à se liquéfier à mon approche. C’est à ce moment qu’il me lance d’une voix un peu inquiète : « Tout qu’un combat! Hein? » Je ne réponds pas et je continue d’avancer vers lui, faisant presque un face à face. C’est à cet instant que je me rends compte que j’ai dépassé la porte de la salle de conférence de presse et que je me dirige plus dans la bonne direction! Une fois assis à côté d’un ami journaliste avec qui j’allais au secondaire, j’oublie complètement qui je viens de croiser. Mon cerveau fonctionnait, mais était gravement limité puisque tout ce que je pouvais dire pendant de longues minutes c’était toujours et encore : «Wow, incroyable. Wow.» Ça me rappelait presque la sensation après mes deux sauts de bunjy, que j’ai faits un après l’autre, aux États-Unis en 2000. La tête surchargée d’émotions singulières. Voilà donc dans quel état j’étais.

Non, je n’avais rien consommé, outre de la bière à 10$. Je venais tous simplement de voir un des meilleurs boxeurs au monde se dévoiler en publique, sous mes yeux. Comme on dit au Québec, Beterbiev venait de se mettre sur la map et de se faire un nom qui résonne dans l’univers de la boxe.

À la conférence de presse, toute son équipe arborait un grand sourire. Marc Ramsay disait de son nouveau poulain qu’il était d’un calibre encore plus haut qu’il l’avait pensé et qu’il surpassait ses rêves les plus fous. Au vestiaire, Ramsay racontre lui avoir  dit : « Good fight Artur!». Beterbiev a répliqué : « No good fight, normal fight.» Le boxeur ne s’était pas trouvé particulièrement bon alors que tout le monde jubilait ! Anna Reva, sa magnifique gérante et traductrice (à ne pas confondre pour une vedette de cinéma), raconte qu’Artur était très étonné de voir Cloud tomber si facilement la première fois et qu’il pensait que c’était une mauvaise blague du vétéran pour le narguer. Mais c’était loin d’être le cas, Cloud tombait bel et bien comme un slinky dans des escaliers sans fin.

Russ Anber a pris la parole afin de mettre en contexte ce que Beterbiev venait d’accomplir. Bien qu’il ne s’agisse pas du même calibre, pour pouvoir comparer un si grand écart d’expérience entre deux pugilistes (où le moins expérimenté fut victorieux), il faut remonté a plus de 35ans, à l’époque où Eddie Melo était professionnel depuis seulement un an avec 10 combats et a vaincu le champion canadien Fernand Marcotte, qui lui avait 58 combats pro derrière la cravate en 8ans d’activité. Ce qui n’est pas banal. Après, la conférence de presse, Anber m’a expliqué que le point tournant du combat fut un puissant crochet de la main avant au corps de Cloud. Ce qui l’a affaibli immédiatement le rendant incontestablement fragile par la suite.

Ce qu’ils ont dit du «Roi Artur».

Plus tôt cette année, ma ténacité avait encore porté fruit puisque j’ai enfin eu le privilège de déjeuner en la compagnie exclusive de nul autre que Russ Anber ( et non Ross Amber, comme il est trop souvent écrit). Un être que j’estime beaucoup et que je regardais à ESPN Classic vulgariser les grands moments de l’histoire de la boxe et que je croise presque à chaque gala de boxe au Québec. « Ti-Russ », comme l’appel affectueusement Jean Pascal, avec ses 36 années d’implication dans le monde de la boxe, a plus d’expérience du noble art que j’ai de vécue sur terre! Il a été entraîneur et cutman de beaucoup d’athlètes et de champions du monde. Des boxeurs, il en a vu passer comme des voitures sur le pont Champlain à l’heure de pointe. Cette figure emblématique de la boxe, qui pèse toujours ses mots, a affirmé à plusieurs reprises qu’Artur Beterbiev est le boxeur le plus talentueux qu’il ait vu de toute sa carrière. L’expression bête d’entraînement a trop souvent été utilisée, mais dans le cas de Beterbiev, c’est une de vraie de vraie bête d’entraînement, disait-il le plus sincèrement du monde à Ron Fournier à la radio. Marc Ramsay disait qu’il n’avait jamais vu un boxeur aussi dédié à son art que Beterbiev. Anber et Ramsay admettent candidement apprécier pleinement chaque instant dans le gymnase aux côtés de Beterbiev et que c’est un thrill de travailler avec lui. Ça veut tout dire. Je n’ai pas besoin d’en rajouter, mais je vais le faire.

Le lendemain de la spectaculaire victoire du Roi Artur, un de mes amis boxeurs, Roody Pierre-Paul, détenteur d’une ceinture de la WBC des poids léger, me donne un coup de fil. Il me raconte que les entraînements de Beterbiev étaient «complètement fous et surhumains». Alors que Marc Ramsay était aux États-Unis pour le camp d’entrainement de Jean Pascal, Beterbiev, Roody, Rivas et Alvarez s’entraînèrent ensemble pendant un mois. Son réchauffement était débile au point que personne ni moi était capable de le faire, me confiait lui qu’on surnomme Rude Boy. Imaginez donc l’intensité de ses entraînements. Il me dit que lorsque Beterbiev s’exerce, il désire le silence pour se concentrer à 100% sur ce qu’il fait. Alors que c’est bien connu que les latinos puisent leur motivation dans le rythme de la musique. Ce qui a donné lieu à des prises de bec amicales sans conséquence entre lui et les boxeurs d’origine latine.

Photo boxe Roi Artur Beterbiev Guerrier Moderne.comDurant l’entraînement public de Beterbiev, après avoir fait un peu de shadow boxing, le Tchétchène se met une sorte de bandeau autour de la tête reliée à une balle de tennis par un élastique. Tout près de moi, mon bon ami photographe, Bob Lévesque, me dit de bien regarder ce qu’il fait, car Marc Ramsay n’avait jamais vu ça de sa vie et il aurait incorporé cet exercice à l’entraînement de ses autres boxeurs. Beterbiev non seulement frappe la balle de ses poings, il l’esquive, fait un 180 sur lui-même et la refrappe de l’autre côté. Disons que c’était intéressant comme technique et ça l’avait l’air si facile pour Beterbiev.

Le «Roi Artur» : le vrai de vrai Guerrier que nous attendions.

Tout ça me confirme qu’Artur Beterbiev est bel et bien un combattant hors pair, sans égal et qu’il ne s’agit pas ici d’un athlète local qu’on essaie de mousser sa réputation pour le rendre crédible auprès des journalistes et populaire au sein des amateurs. Loin de là. En tant qu’amateur de sport, en tant que modeste journaliste et surtout en tant qu’humble pratiquant passionné d’arts martiaux qui a consacré la majeure partie de sa vie à l’art du combat, je suis sincèrement heureux et avant tout reconnaissant de connaître l’existence d’un Guerrier tel qu’ Artur Beterbiev. Le langage est trop limitant pour expliquer la joie intérieure qui m’habite à savoir que le cas d’Artur Beterbiev est bien réel. Je suis plus que content d’avoir été présent à ce combat qu’on peut qualifier d’historique au pays et je me sens déjà privilégier de pouvoir être témoin de son évolution.

Shaolin du Nord LeGuerrierModerne.com

Moi, en noir, en Argentine en 2006 pendant un camp d’entraînement de 6mois où j’ai étudié le système Shaolin du Nord à raison de 6jours par semaine.

À travers le journalisme et mes voyages (de là la route dans mon logo), comme d’autres personnes avant moi qui couvrent des évènements, j’ai été témoins de toutes sortes d’exploits. J’ai rencontré et fait la connaissance plusieurs athlètes et Guerriers de haut niveau de différentes disciplines. À chaque fois, j’ai du respect pour le talent et la dévotion des athlètes. Toutefois, je suis devenu rapidement de nature peu impressionnable et difficile à émerveiller en général. Sans être méchant ou fendant, j’avais souvent l’impression de faire la rencontre «d’un parmi tant d’autres.» Les cimetières sont remplies de gens irremplaçables me disait Gérard Laurence, un de mes professeurs universitaires. Cependant, des personnes comme Lyoto Machida, Georges St-Pierre et Artur Beterbiev sont des athlètes et des types de combattant dans lesquels j’ai le profond sentiment de retrouver une partie de moi-même en eux, comme si nous étions habités par la même chose : l’Esprit d’un Guerrier. Je sais, je suis fou, je ne l’ai jamais nié. Mieux vaut l’être et le savoir, que de l’ignorer.

Le Guerrier Moderne en camp

Moi, le «G.M.» en 2008 en camp d’entraînement à New York avec Sifu Lee. Shape 100% kung-fu ! Photo publiée pour la 1ere fois sur ce site web.

Reste que les Guerriers que sont Machida, GSP et Beterbiev ne suscitent rien de moins que mon admiration. La seule manière que je puisse l’exprimer, c’est qu’ils me rendent fier et me donne raison m’avoir tant investi dans les arts martiaux. Parce qu’en quelque sorte, ils sont la preuve qu’il n’est pas futile de dévouer son existence à l’étude du combat dans notre société moderne (ce qui n’a pas toujours été compris par ma famille et mon entourage qui me disaient de me trouver un vrai job au lieu de voyager et de vivre de kung-fu et d’eau fraîche). Récemment, ces Guerriers ont contribué grandement à faire renaître ma passion pour la couverture d’évènement sportifs (j’appréciais davantage les évènements culturels depuis un temps), mais aussi l’art du combat et me motivent à reprendre le mode de vie que j’avais mis de côté…pour me trouver un vrai job. Maintenant que je gagne ma vie en tant que photographe et journaliste, il est peut-être temps pour moi d’entamer une deuxième phase de mon apprentissage et perdre les kilos que j’ai pris à manger et à travailler de longue journée assis devant l’ordinateur sans bouger.

Autant je me considère béni des dieux d’avoir grandi en étant témoin d’un grand génie artistique et d’un humaniste généreux que fut l’inégalable Micheal Jackson, que je suis présentement reconnaissant de pouvoir être un observateur direct de l’ascension d’un Guerrier qui pourrait s’avérer être parmi les meilleurs boxeurs au monde livre pour livre et qui risque fort bien de laisser sa marque dans la discipline du noble art. J’espère que le public en prendra conscience sans tarder.

Anna Reva gérante boxeur Artur Beterbiev Photo studio Montréal L'Oeil du Guerrier ModernePour ça, je remercie la vie et Anna Reva d’avoir cru en Artur Beterbiev et d’avoir pris tous ces risques pour lui permettre de se rendre où il est aujourd’hui; dans une des grandes villes de boxe au monde, Montréal. Dans un avenir pas si lointain viendra le règne d’un nouveau Roi, celui d’Artur Beterbiev.

Anna Reva Artur Beterbiev LeGuerrierModerne.comEt vous serez vous témoin de cette page d’histoire?

Merci d’avoir lu ce texte à connotation personnel et si vous l’avez apprécié, prière de le partager sur Twitter et Facebook.

À venir, photos & vidéos d’Artur Beterbiev. Restez branché.

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