SURPENT’S LULLABY NOUVEAU COURT MÉTRAGE DE PATRICIA CHICA

  Surpent LullabyVendredi c’était soirée de lancement dans une ambiance fétiche au cabaret Cléopatra d’un autre court métrage de la réalisatrice de talent originaire du Salvador, Patricia Chica. Produit par Badazz Films et écrit par Charles Hall, la vedette principale est Jenimay Walker qui incarne le rôle de Medusa, une femme mystérieuse habitant un manoir et qui vit très mal la mort de son poupon.

Crew Surpents Lullaby

La réalisatrice Patricia Chica, la maquilleuse Stephanie Miramontes, Richard Cardinal, l’actrice principale Jenimay Walker et l’actrice de soutien Anabella Hart.

UNE PRODUCTION DE QUALITÉ

La réalisatrice de Céramic Tango, court métrage aussi écrit par Hall, nous offre encore une fois de très belles images. La direction artistique de la photographie est tout simplement digne d’une production hollywoodienne. Il s’agit donc d’une histoire racontée avant tout par l’image et où le dialogue a été maintenu au strict minimum. Ce qui dans ce récit s’avère une bonne formule, car davantage de dialogue n’aurait pas nécessairement bien servi le film. L’artiste du maquillage a fait un excellent travail en faisant de Richard Cardinal, acteur dans Céramic Tango, une sorte de statue de pierre et il aurait été bien d’avoir mis un peu plus en valeur ce travail très réaliste avec quelques gros plans de quelques secondes au montage. Le jeu de Jenimay Walker est crédible et capte l’attention de l’auditoire.

GuerrierModerne Jenimay Walker

Le Guerrier Moderne en compagnie de Jenimay Walker.

LE SCÉNARIO

L’histoire est bien construite, mais elle implique que le spectateur possède certains référents culturels quant au personnage incarné par Jenimay Walker. Des aspects du récit auraient mérité d’être plus explicites dont une scène de quelques secondes où les personnages font l’amour et le contexte de l’action est un peu nébuleux. La scène finale aussi aurait pu fournir plus de détails visuels et d’information sur le point culminant de l’histoire. Parfois, vaut mieux prendre le spectateur par la main pour s’assurer qu’il comprenne le sens du message que de laisser à l’interprétation. À mon grand étonnement, j’aurais aimé que le film soit un peu plus long et plus explicite dans l’illustration du récit par moment.

À QUAND UN LONG MÉTRAGE POUR CHICA & BADAZZ FILMS ?

Même si Céramic Tango et Surpent’s Lullaby sont des films d’une dizaine de minutes, le budget de ces productions reste colossal. En tant que cinéphile, j’aimerais maintenant que la réalisatrice me raconte avec sa lentille une histoire où l’ont prend le temps de mettre en scène des personnages qui évolue et vivront toutes sortes de situations. Qu’elle nous plonge dans son univers petit à petit. Chica estimait à environ 100 000$ la production de Céramic Tango, un court métrage aux effets spéciaux surprenant visant à sensibiliser les gens sur le VIH. En 2014, il est possible de faire un long métrage avec un petit budget et un tas d’artisans remplis de bonne volonté. Il s’agit de trouver l’histoire fictive ou le récit documentaire qui saura captiver un large public. Par ailleurs, je serai plus qu’heureux que Badazz Films produise un mini court métrage d’action alliant gore, effets spéciaux et arts martiaux. Un peu à la Robert Rodriguez avec Machete et Grindhouse. Je serais heureux d’être le chorégraphe de l’action et des cascades. C’est à mon avis un type de court métrage qui voyage bien et qui laisse une belle carte de visite. Le prochain projet de Patricia Chica est Pyschophonia qui est présentement en préproduction.

 

 

 

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